Les couilles sur la table, Prostitution : ceux qui disent oui, ceux qui disent non

Mes notes, totalement subjectives, de cet interview. Tout ce qui est en parenthèses c’est mes réflexions, tout ce qui est entre guillemets c’est l’intervenante, le reste c’est de la paraphrase.

Vocabulaire : l’intervenante dit “les prostitueurs” et pas “les clients” parce que “c’est quand même pas pareil que de recevoir un massage ou une coupe de cheveux”.

Statistiques et notes historiques

Statistiques

En 1970, 10% des hommes avaient eu leur premier rapport sexuel avec une prostituée. De nos jours, c’est 0,1%.

“Y avait une culture différente, machiste… tout ça c’est la culture de la violence” (c’est un raccourci très fort là)

“beaucoup d’hommes y vont une fois, deux fois… et ensuite *petit rire* on se rend bien compte que c’est cher pour ce que ça rapporte” (ce mépris)

Autre statistique : de nos jours, entre 2 et 10% des hommes vont voir des prostituées régulièrement (tous les mois).

Historique

Les bordels ont été institués en France (système français), en 1810 par Napoléon, et ont duré jusqu’en 1946 (loi Marthe-Richard)

Fun fact : on dit “maison close” parce que les volets devaient être fermés pour pas que les TDS racolent à la fenêtre

Apparemment les conditions de vie dans les bordels étaient épouvantables (y avait aussi les courtisanes de luxe mais c’était le haut du panier)

(Dit bien plus tard dans l’entretien) les prostituées ont “une espérance de vie très courte [40 ans], une vie de souffrance et de torture”

La prostitution vue par les hommes

L’argent rend ce rapport non consenti

“je suis contre ce privilège machiste, parce que qu’est-ce qu’achète l’homme avec son argent : il achète le non-désir d’une femme” “[alors que] pour moi le rapport sexuel c’est une rencontre entre deux désirs, de personnes libres et égales”

“ah non quand même l’argument “le mariage comme forme de prostitution légale” c’est différent, le statut des femmes mariées apporte des avantages sociaux, par rapport à subir des rapports avec des hommes différents, une dizaine ou une vingtaine par jour”

“on pense que c’est un droit de l’homme, indû*, de pénétrer une femme qui n’en ressent pas le désir […], c’est en ça que je m’oppose à ce que dit Virginie Despentes [dans King Kong Theorie]”

*(justement il n’est pas “indû”, c’est le principe de payer pour ça)

De toute façon c’est nul

“le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier”

“Aller aux putes” comme marque de virilité

Le recours à la prostitution c’est honteux

Qui sont les prostitueurs

Dans son livre elle dit que au bout d’un moment écouter des hommes ça l’a écœurée, pourquoi ?

“C’étaient toujours des minables, avec des raisons nulles, égoïstes, centrés sur eux, leurs petites histoires… ‘fin y en a marre y a d’autres solutions que opprimer des plus pauvres qu’eux” (oui donc encore une fois le problème c’est les hommes)

“c’est toujours de fausses raisons qu’ils donnent” (comment tu le sais)

“et la solution qu’ils trouvent c’est opprimer quelqu’un qui est encore plus misérable, faible et souffrant qu’eux” (en fait je comprends pas pourquoi elle interviewe les “prostitueurs” et pas \aussi\ les prostituées)

Elle a écrit son premier livre en 1992 là dessus.

À nouveau la prostitution comme preuve de virilité

“la prostitution c’est une affaire d’hommes”

Du coup ensuite elle s’est intéressé aux hommes qui “refusent de payer pour de la prostitution” (jsais pas je refuse de payer pour faire des croisières, chacun sa vie non ?), cette “entreprise de virilité”

Intermède langue française, comment la sexualité / la prostitution imprègnent la langue française

“on pense que les femmes sont dans une situation provisoire, qu’elles peuvent s’en sortir, et pour les hommes c’est une injure”

Refuser la prostitution ?

Elle a poussé les hommes qui refusent la prostitution à s’unir. Y a quoi en commun ?

Par l’éducation à la sexualité

“[Supprimer la prostitution] ça suppose une éducation à la sexualité” (qui n’existe pas encore en France), expliquer le désir, la sexualité, le consentement, bref tout ce qu’on demande depuis un bout de temps

La Suède, pays idéal

Son idéal c’est la Suède, “un pays paisible, qui ne privilégie pas la bagarre mais qui recherche le consensus, on le voit avec les rapports entre syndicats et patronat” (???). Bref, c’est le premier pays qui a institué pénalisation des prostitueurs et aide aux prostituées.

Aussi, là-bas, les gens qui vont voir des prostituées c’est “des losers, des minables”, alors qu’en France on a une “image romantique” de la prostitution, “y a un côté anticonformiste, prise de risque, libertin comme dit Philippe Colbert (?)” (wow associer le libertinage à la prostitution)

Apparemment le congé paternité (assez long en Suède) a aidé les hommes à “prendre soin de plus faible que soi, et donc quand ils voient une jeune prostituée, ils voient leur fille”

“J’ai vu des grand-pères s’occuper à merveille de leurs petits enfants, ce qu’on voit peu en France” (c’est tellement hors-sujet)

Le mot de la fin

“Les mains des hommes sont habituées à caresser, à frapper, à façonner la matière, mais pas à prendre soin de l’autre” (cette poésie est moche), les métiers du soin sont majoritairement féminins.

Et donc quel rapport avec la prostitution ? (Merci Victoire Tuaillon de la recadrer) “bah euh ils savent pas respecter le consentement” (?????)

Recommandation

Elle recommande L’Attrape-cœurs de JD Salinger, parce qu’un homme a appris ce qu’était la prostitution là-dedans et s’est dit “ah ça, moi, jamais” (?????)

https://play.acast.com/s/les-couilles-sur-la-table/prostitution-ceuxquidisentoui-ceuxquidisentnon



Last updated on 13 May 21