Ressources féministes

Des ressources en réponse à des questions qu’on m’a posées, sur la gestion d’agressions dans le cercle amical notamment.

Table of contents

Que faire quand un⋅e proche nous parle d’une agression qu’iel a subi, dans notre groupe d’ami⋅es ?

Avertissement de contenu : mention d’agressions et de viols (jamais de manière explicite).

L’accompagnement de la victime

Les conseils de l’association #NousToutes :

Que dire à une femme victime ?
Le but est ici d’inverser les mécanismes des violences :

  1. Je te crois, pour inverser l’isolement,
  2. Tu as bien fait de m’en parler, pour la revaloriser,
  3. Tu n’y es pour rien,
  4. C’est lui le coupable, pour remettre la culpabilité au bon endroit,
  5. La loi l’interdit,
  6. Je vais t’aider.

Ces conseils sont développés dans l’article de Madmoizelle Comment réagir face à quelqu’un vous confiant avoir été victime d’un viol ? ainsi que le zine Soutenir un-e survivant-e d’agression sexuelle

Des ressources pour l’écoute immédiate :

Des ressources pour faire des démarches :

Si besoin, ressources sur la gestion du groupe

N’hésitez pas à faire appel des professionnel·les et des asso spécialisées, qui ont des salarié·es et des moyens pour ça (de moins en moins certes). Autant ne pas se cramer à réinventer l’eau chaude, c’est déjà bien d’être là émotionnellement et pour des trucs pratiques du quotidien. Cela étant dit :

Comment aider/soutenir une personne qui reste dans son couple uniquement pour la sécurité de ses enfants ?

Ressources plus longues :

Témoignages de plusieurs ami⋅es (Lou, Melimoon, Nartagnan) :

Ne pas infantiliser la personne en respectant son choix et sa décision de rester. C’est une adulte qui a a priori réfléchi notamment au bien être de ses enfants et même si on a des raisons de pas être d’accord, on respecte les choix que les gens font pour leur propre vie. Elle est la seule à être à même de juger la situation de l’intérieur.
En contrepartie, s’assurer qu’elle n’est pas en danger, et veiller à ce qu’elle (ou son conjoint) ne l’isole surtout pas.

Que faire face à des propos discriminatoires ?

Ne jamais rester silencieuxe, toujours réagir vocalement (call-out). On a beaucoup plus de poids quand on est témoin de propos discriminatoires que quand on en est directement victime (c’est facile pour les oppresseurses de dire “vous [les membres de telle communauté minorisée] vous n’avez aucun humour, vous êtes hystériques, etc.”).

Aller en parler en privé, d’une part à la personne qui a tenu ces propos (call-in), et d’autre part à des personnes qui auraient pu être visées directement ou indirectement par ces propos, pour leur montrer qu’on a vu que ce n’était pas des propos acceptables. “Tout à l’heure X a dit tel propos raciste/homophobe, comment tu te sens par rapport à ça ?”

Une ressource en anglais sur le calling-out et le calling-in, avec des exemples de phrases à utiliser : Interrupting Bias: Calling Out vs. Calling In.

Un article en anglais qui explique la différence entre les deux : Calling In Versus Calling Out: What’s the Difference?

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Tags: militantisme

Last updated on 13 Dec 23